En effet, le 10 avril dernier, Gérard Cosme, maire du Pré Saint-Gervais et les maires de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville ont lancé ensemble l’association de préfiguration de la communauté d'agglomération. Prélude à la création de la future communauté d’agglomération réunissant les 9 villes de l’Est parisien, le 1er janvier 2010.
Avec ses 400 000 habitants, celle-ci constituera la plus grande intercommunalité d’Ile-de-France.
Solidarités nouvelles
La création d’une communauté d’agglomération est, avant tout, la traduction d’une volonté politique de travailler ensemble sur un territoire commun pour faire naître ou développer des projets non réalisables à l’échelle d’une seule ville. « Ensemble nous pouvons faire plus et mieux, afin de répondre aux besoins et aux attentes de nos concitoyens. C’est particulièrement vrai pour Le Pré Saint-Gervais. Ça l’est tout autant pour Pantin ou Montreuil », indique le maire Gérard Cosme.
Pour autant, l’intercommunalité n’est pas une fusion. « Pas plus que les autres, l’identité gervaisienne ne sera remise en cause. Les 9 maires partagent un engagement commun : que chaque ville, quelle que soit sa taille, puisse se faire entendre au sein du futur conseil communautaire. J’attache la plus haute importance à ce point », souligne t-il.
Avec ce projet d’intercommunalité, un certain nombre de compétences seront partagées et démultipliées (voir encadré). L’occasion, pour chacune des 9 villes concernées, d’inventer des solidarités nouvelles, tant en matière de logement et de transports que d’emploi et de formation professionnelle. « Au service de nos concitoyens et afin de consolider leur avenir, ce « bassin de vie » mettra en œuvre un projet de développement territorial durable qui s’exercera dans ses domaines de compétences et au-delà : cadre de vie, aménagement du territoire, habitat, développement économique et emploi, éducation, transports et déplacements, environnement, culture et sport, voirie, eau, assainissement et ordures ménagères », explique le maire. La ville du Pré Saint-Gervais a tout à y gagner.