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Dès 1217 notre « village » s’appelait le Pré Saint-Gervais. Il devait être couvert de vignes : les documents de cette époque font état d’« arpents de vignes », de « dîmes du vin ».
Il possédait également plusieurs sources. Quatre « regards », reconstruits au XVIIe siècle et classés monuments historiques en 1899 existent encore.
La fontaine, face à la Mairie, est le plus important de ces édicules.
Jusqu’à la Révolution, le Pré Saint-Gervais dépendit administrativement de Pantin. Pourtant en 1588 ses habitants entreprirent la construction d’une chapelle marquant ainsi leur désir d’indépendance. Cette chapelle fut consacrée en 1613 et ce n’est qu’en 1787 que le Pré Saint-Gervais acquit son titre de Municipalité. Son premier Maire était un laboureur du nom de J.-P. Fromin ; il prit ses fonctions en 1791. Par la suite, la commune connut les invasions de 1814 et de 1815 où nombre de ses maisons furent détruites lors des combats contre les troupes wurtembourgeoises.
La construction des fortifications de Paris en 1840, isola ses territoires jouxtant Belleville. En 1859, une loi ramena sa superficie à 109 hectares qui, en 1870, se réduisirent à 72 hectares après l’annexion par Paris de terrains militaires.
Le Pré Saint-Gervais appartient à l’histoire ouvrière de ce siècle. Jean Jaurès y fit des discours remarqués dont en 1913, du balcon de l’Hôtel de Ville, celui contre la Loi des 3 ans dans lequel il en appelait passionnément à la paix (photo jointe : En 1913, Jean Jaurès à la Butte du Chapeau Rouge).
Malheureusement cet appel resta sans effet. La première Guerre mondiale provoqua la mort de plus de 600 habitants. Celle de 1939-1945 vit la disparition de nombreux Gervaisiens qui tombèrent pour notre liberté.
De tout temps, notre ville fut fréquentée par de nombreux artistes, écrivains, peintres ou chansonniers : Jean-Jacques Rousseau, Bernardin de Saint-Pierre, Charles Nodier, Paul de Kock, etc. Aujourd’hui encore, elle charme et attire ceux qui aspirent à goûter la vie villageoise à une enjambée de Paris.
Il possédait également plusieurs sources. Quatre « regards », reconstruits au XVIIe siècle et classés monuments historiques en 1899 existent encore.
La fontaine, face à la Mairie, est le plus important de ces édicules.
Jusqu’à la Révolution, le Pré Saint-Gervais dépendit administrativement de Pantin. Pourtant en 1588 ses habitants entreprirent la construction d’une chapelle marquant ainsi leur désir d’indépendance. Cette chapelle fut consacrée en 1613 et ce n’est qu’en 1787 que le Pré Saint-Gervais acquit son titre de Municipalité. Son premier Maire était un laboureur du nom de J.-P. Fromin ; il prit ses fonctions en 1791. Par la suite, la commune connut les invasions de 1814 et de 1815 où nombre de ses maisons furent détruites lors des combats contre les troupes wurtembourgeoises.
La construction des fortifications de Paris en 1840, isola ses territoires jouxtant Belleville. En 1859, une loi ramena sa superficie à 109 hectares qui, en 1870, se réduisirent à 72 hectares après l’annexion par Paris de terrains militaires.
Le Pré Saint-Gervais appartient à l’histoire ouvrière de ce siècle. Jean Jaurès y fit des discours remarqués dont en 1913, du balcon de l’Hôtel de Ville, celui contre la Loi des 3 ans dans lequel il en appelait passionnément à la paix (photo jointe : En 1913, Jean Jaurès à la Butte du Chapeau Rouge).
Malheureusement cet appel resta sans effet. La première Guerre mondiale provoqua la mort de plus de 600 habitants. Celle de 1939-1945 vit la disparition de nombreux Gervaisiens qui tombèrent pour notre liberté.
De tout temps, notre ville fut fréquentée par de nombreux artistes, écrivains, peintres ou chansonniers : Jean-Jacques Rousseau, Bernardin de Saint-Pierre, Charles Nodier, Paul de Kock, etc. Aujourd’hui encore, elle charme et attire ceux qui aspirent à goûter la vie villageoise à une enjambée de Paris.
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